Porter quand on ne voit pas
Le portage dans l’écharpe
article écrit par S., une jeune maman
J’ai découvert les écharpes de portage à l’Institut de Puériculture du 14e arrondissement de Paris, grâce à Marianne Scourzic qui a fait preuve d’une patience infinie pour nous apprendre comment faire les nœuds.
Je ne connaissais pas du tout. Je pensais que les seules façons de promener mon bébé qui s’offraient à moi étaient le porte-bébé ou la poussette.
Comme je suis aveugle, la poussette était exclue d’emblée. Certes, une poussette canne, ça existe, mais pas canne blanche…
Donc j’envisageais de porter mon bébé avec un porte-bébé classique, très mauvais pour les bébés paraît-il : ils ont les jambes qui pendent et ne sont pas bien maintenus. Et d’après ce qu’on m’a dit, pour le dos des parents, c’est pas terrible non plus…
Mais heureusement, à la PMI, Marianne m’a montré les écharpes de portage. C’est un grand bout de tissu de 5 mètres 20, que l’on peut nouer de plein de façons différentes. On peut ainsi porter le bébé contre son ventre, son dos, ou même sur la hanche. Ca, malheureusement, je n’ai pas eu l’occasion de le faire, mais j’aurais bien aimé voir ce que ça donnait.
J’ai essayé l’écharpe extensible et l’écharpe tissée, et j’ai préféré la seconde.
Je ne connais que 2 nœuds, et je choisis de faire l’un ou l’autre en fonction de ce que je vais faire avec mon bébé. Avec l’un des nœuds, pas besoin de dénouer l’écharpe pour sortir et remettre le bébé, alors qu’il est obligatoire de tout dénouer quand on veut sortir le bébé avec l’autre nœud.
Quant à la relation entre la personne qui porte et le bébé qui est porté, je dirais qu’elle est unique. Je sens ma puce tout contre moi, maintenue dans l’écharpe de la nuque au genou, (donc bien en sécurité), et, atout non négligeable, je peux lui faire un bisou sur la tête quand je veux ! On se sent respirer l’une l’autre, et je crois que cela rassure les deux. Je sens quand elle tourne la tête, et du coup, je peux savoir assez précisément ce qu’elle regarde. Elle entend tout ce que je lui dis, même si je chuchote, (et comme je suis bavarde, je n’arrête pas de lui parler), et moi, j’entends le moindre de ses gazouillis, ce qui fait toujours plaisir !
Si je veux la bercer, je contrôle tous les mouvements, puisque tout mon corps y participe. Dans la rue, s’il y a un bruit inhabituel très fort, du genre klaxon, marteau piqueur, etc, je peux tout de suite la rassurer. Bref, nous ne faisons qu’un, surtout que pour l’hiver, j’ai acheté une veste trop grande pour moi, que je ferme sur ma fille et moi.
J’ai souvent l’impression de prolonger un peu ma grossesse, et je pense que c’est pareil pour elle, elle retrouve des mouvements dont elle avait l’habitude quand elle était dans mon ventre.
Et par rapport au poids, il paraît que l’on peut porter jusqu’à 20 kilos. Pour l’instant, ma fille âgée de 10 mois en pèse 9, et mon dos ne fatigue pas le moins du monde.
Vous l’aurez compris, j’adore, et je ne peux que la recommander à tous les futurs parents. Et je suis convaincue que c’est une solution idéale tant pour les parents que pour le bébé.
Et si en prime vous avez la chance de rencontrer une monitrice de portage aussi patiente et pédagogue que Marianne, c’est parfait !







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