Le portage et moi
Le portage et moi
Bonjour,
Je m’appelle Khadija, maman aveugle de 2 garçons de 5 ans et demi et 4 ans. J’ai découvert le portage et en ai réellement apprécié le confort et le plaisir quand mon deuxième bébé est venu au monde. A ce moment-là mon grand ne marchait pas très bien encore et la poussette n’était pas du tout une solution envisageable pour moi. Avec mon premier enfant, j’avais eu recours à un porte bébé ventral classique que je trouvais facile d’utilisation mais qui ne comblait pas le besoin que j’avais de sentir mon bébé tout contre moi. Puis j’avais opté pour un porte bébé dorsal, vous le connaissez sûrement cet affreux sac à dos qui tire tant sur les épaules, vous maltraite le dos et qui oblige votre bébé à se tenir dans une position qui n’est confortable ni pour lui ni pour vous.
Et puis un jour j’ai découvert l’écharpe de portage. Comme pour bien la placer sur soi il est souvent nécessaire de repérer le milieu de l’écharpe, j’y ai cousu un petit morceau de tissu vite détectable au toucher, de sorte qu’après quelques essais, j’ai vite pris le pli de la nouer autour de mon petit bout et moi. J’ai tout de suite aimé ce contact nouveau et agréable, ce plaisir de sentir chaque mouvement de mon bébé, la joie de pouvoir lui parler tout doucement pour qu’il s’endorme, de le calmer par des bisous et des mots tout doux. A la crèche où je l’emmenais, 2 ou 3 mamans ont trouvé mon système bien plus judicieux que leurs poussettes, elles qui comme moi, vivaient alors dans des appartements parisiens peu pratiques.
Quand j’ai eu mon second enfant, il y a eu un moment où, faute de solutions appropriées, je ne savais pas comment faire pour porter le plus petit qui devenait lourd dans l’écharpe sur le ventre et tenir la main de mon aîné qui ne marchait pas encore très bien. J’ai alors découvert le Manduca dont je ne cesse aujourd’hui de vanter les mérites. Il m’a sauvée d’une solitude qui devenait pesante. J’avais alors de plus en plus de mal avec l’écharpe de portage qui ne correspondait plus à ce que j’attendais d’elle et j’en ressentais un tel déplaisir que je limitais mes déplacements au possible. Avec le Manduca, j’ai renoué avec mon autonomie et j’ai eu à nouveau assez confiance en moi pour sortir sans appréhension et avec une assurance retrouvée. Mon petit dans le Manduca, le grand à la main, de l’autre main mon chien-guide, et hop ! nous formions un équipage complice et joyeux. Partout, dans la rue, dans le bus le train ou le métro, à l’école de mon fils ou ailleurs, j’allais et venais avec mes enfants avec toujours cette sensation de confort et de liberté qu’apporte le portage.
Aujourd’hui encore, j’ai recours au Manduca pour de petits trajets, comme celui d’aller à l’école récupérer mon plus grand avec mon petit dans mon dos qui termine sa sieste et se réveille tranquillement. Egalement je l’emporte toujours quand je dois sortir avec mes enfants toute la journée et que je sais qu’à un moment ou à un autre l’un des deux sera fatigué.
Merci à celles qui m’ont fait découvrir le portage, Edith, Marianne et toutes les autres mamans que j’ai croisé ici ou là.







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